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Molosse et Minus, l'asso nantaise qui relie chiens et humains
Publié le 15 janv. 2026
Dernière mise à jour 19 janv. 2026
Ateliers éducatifs, création de caniparcs, relation avec les collectivités... Depuis deux ans, l’association Molosse et Minus se démène pour favoriser une cohabitation harmonieuse entre humains et chiens dans l’espace public.
Axelle, Simon et Victoria habitent le même quartier, l’île de Nantes, et auraient pu ne jamais se rencontrer. Mais ils ont tous les trois un chien… « C’est un excellent moyen de se faire des amis. On connaît tous les chiens du quartiers, et leurs humains !
» Ils ont sympathisé en promenant Bauhaus, Thémis et Schaïna (qui sont aussi devenus copains), ont constaté qu’ils partageaient les mêmes préoccupations et ont fondé en 2024 l’association Molosse et Minus, « dog social club », afin de « contribuer à une cohabitation harmonieuse entre humains et chiens dans l’espace public
». Une initiative soutenue par le dispositif des budgets participatifs de la Ville.
Des ateliers pour apprendre à connaître les chiens
Leur expérience personnelle avec leurs animaux les a en effet amenés à observer nombre d’erreurs, commises par méconnaissance. « On n’approche pas un chien n’importe comment, il possède un langage oral et corporel dont il est bon de connaître les rudiments, par exemple.
»
Avec le soutien du bureau des projets de la Ville, l’association propose donc des ateliers gratuits, destinés aux enfants dès 4 ans (accompagnés) et aux adultes, et animés par une animatrice formée au Peccram (programme d’éducation à la connaissance du chien et au risque d’accident par morsure). Ils s’adressent aux personnes qui, accompagnées ou non d’un chien, ont envie de comprendre ces animaux et leur langage afin de bien se comporter avec eux et de prévenir les risques de morsure : « Cet atelier en intérieur vise à sensibiliser les enfants surtout, et à aider les personnes qui ont peur des chiens.
»
D’autres séances, d’une heure et en extérieur, s’adressent à celles et ceux qui vivent avec un chien et sont désireuses de bien se comporter avec lui et lors de rencontres avec ses congénères et leur humain.
Des caniparcs pour éduquer les chiots
L’éducation des humains est une chose, mais celle des chiots est importante : « Dans un caniparc, les chiots détachés se socialisent et apprennent les codes canins auprès de leurs congénères. Ils doivent s’y trouver avec leur compagnon humain, qui veille à ce que les interactions se passent bien. Car, contrairement à une idée reçue, il ne suffit pas de laisser les chiens ensemble s’autogérer.
» Molosse et Minus a déjà contribué à la création de deux caniparcs, dans le square Vertais et dans le parc de Beaulieu, sur l’île de Nantes.
Nantes, « ville où il fait bon vivre avec son chien » ?
L’association a aussi pour ambition de hisser Nantes plus haut dans le palmarès 30 millions d’amis des « villes où il fait bon vivre avec son chien », où elle figure actuellement en 24e position sur 42 villes de plus de 100 000 habitants. « Nous souhaitons fédérer la voix des propriétaires de chiens de la métropole pour devenir l’interlocuteur privilégié des collectivités et leurs partenaires dans la mise en œuvre des meilleures pratiques en matière d’accueil des animaux.
»
Molosse et Minus milite en particulier pour l’accès des chiens aux transports en commun : « Avant d’avoir un chien, je n’avais pas de voiture, raconte Victoria. J’ai dû en acheter une pour me déplacer avec mon animal car l’accès aux bus et tram lui est interdit. Alors que c’est tout-à-fait possible, moyennant évidemment le respect de quelques règles, et pratiqué sans problème dans d’autres grandes villes.
» L’association pointe aussi le manque d’espaces où l’on peut lâcher les chiens en sécurité.
Axelle, Simon et Victoria en sont convaincus, « la présence des chiens est source de bienfaits : elle réduit le stress, incite à l’activité physique, et est aussi vecteur de lien social et de lutte contre l’isolement.
» En témoignent les quelque 300 membres que compte déjà l’association – dont une quinzaine de bénévoles actifs : connectés en réseau, ils multiplient les échanges.