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L’école Joséphine-Baker ouvre ses portes en mars sur l’île de Nantes
Publié le 05 févr. 2026
Dernière mise à jour 05 févr. 2026
Située au cœur du quartier République, l’école primaire accueillera jusqu’à 400 élèves. Matériaux biosourcés, panneaux photovoltaïques sur le toit, cours végétalisées : le nouvel établissement répond aux enjeux environnementaux.
À la fin des vacances d’hiver, les élèves de l’école Joséphine-Baker quitteront leurs locaux provisoires modulaires pour un établissement neuf de 5800 m2 situé entre le boulevard de l’Estuaire et le futur hôpital. L’opération, menée entre le printemps 2024 et l’hiver 2025/26 pour un coût de 18 millions d’euros (dont 500 000 € de soutien de l’État), « permet de donner une école pérenne à ce quartier en pleine transformation
», observe Gwenaëlle Direur, cheffe de projet à la mission Schéma directeur des écoles de la Ville de Nantes.
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Déployé en U autour d’une cour végétalisée, le nouvel établissement peut accueillir jusqu’à 400 enfants répartis dans 14 classes : 5 maternelles, 9 élémentaires et une unité d’enseignement externalisée de l’Adapeila pour les enfants en situation de handicap. Il comprend également un accueil de loisirs d’une centaine de places. Une salle polyvalente de 185 m2 et un terrain sportif extérieur seront ouverts aux associations du quartier en dehors des horaires scolaires.
Des panneaux photovoltaïques en toiture
Pensé avec les équipes et les parents d’élèves, le bâtiment fait la part belle aux matériaux biosourcés : structure et bardage bois, isolation en paille, murs intérieurs en brique de terre crue… Il répond à la réglementation énergétique et environnementale RE2020. 127 panneaux solaires, installés sur le toit, permettront d’alimenter une partie des besoins électriques des habitants et usagers du quartier République, engagés dans une démarche innovante de production d’électricité en circuit court et de partage de l’énergie. Les toitures « 100 % utiles » accueilleront également des plantations qui pourront s’inscrire dans un projet pédagogique. L’établissement, prochainement raccordé au réseau de chaleur urbain, bénéficiera d’une ventilation naturelle nocturne pour permettre le rafraîchissement des locaux en période estivale.
Des cours végétalisées
Les deux cours répondent aux objectifs des cours réinventées avec des espaces largement végétalisés et repensés pour favoriser l’égalité filles-garçons et l’inclusion. Au nord, la cour élémentaire de 1200 m2 s’ouvre sur les jardins de l’Estuaire : 8 hectares de verdure aménagés jusqu’en 2027 entre le secteur République et le quai des Antilles. « L’idée est de s’inscrire dans la continuité de ces jardins avec des perméabilités visuelles. La clôture sera végétalisée
», explique Gwenaëlle Direur. Les élèves profiteront d’un jardin de lecture à l’ombre, d’une lisière de biodiversité avec des essences variées, d’une pelouse en gradins « qui pourra servir de théâtre de verdure ou de classe en extérieur
» et de terrasses en bois. On y retrouve également le terrain sportif, volontairement décentré dans un souci d’égalité. Un vaste préau fait la liaison avec la cour de la maternelle. Déployée sur 1000 m2 et largement végétalisée, elle comprend notamment une zone en copeaux, un bac à sable et une piste pour circuler à vélo.
Qui était Joséphine Baker ?
Freda Joséphine McDonald – appelée plus tard de son nom de scène Joséphine Baker - est une artiste, résistante et militante franco-américaine. Née aux États-Unis en 1906, elle arrive à Paris en 1925 où ses spectacles musicaux rencontrent un immense succès. Française depuis 1937, elle rejoint la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale comme agent pour les services secrets de la France libre. Femme engagée contre le racisme, elle dénonce ardemment la ségrégation aux États-Unis et soutient le Mouvement des droits civiques. Joséphine Baker est aussi une mère attentionnée pour ses douze enfants, adoptés et venus du monde entier, qu’elle surnomme sa « tribu arc-en-ciel ». Elle décède en 1975 et entre au Panthéon le 30 novembre 1921.