Où et comment se protéger pendant les fortes chaleurs ?
Le Nantes de… Mado Prévitali-Miranda
Publié le 26 mai. 2026
Dernière mise à jour 26 mai. 2026
À la barre de Macadam, club dédié aux musiques électroniques arrimé au Bas-Chantenay, elle est devenue l’une des figures culturelles nantaises.
C’est en 2018 qu’elle découvre la scène électro locale lors du festival Paco Tyson. « Je me suis dit alors : c’est quoi cette ville ? J’ai trouvé ça incroyable, de la scénographie à la programmation, en passant par le public. »
Un vrai coup de cœur qui débouche sur des rencontres, comme avec Androgyne, collectif investi dans les musiques électroniques, en charge de la direction artistique de Macadam. « Le week-end, j’allais déjà y danser. Le lien s’est fait naturellement. »
Charte de bonne conduite
2020. Les fermetures liées à la pandémie amènent l’équipe de Macadam à une réflexion, notamment sur la programmation. « Elle comprenait 80 % d’hommes, contre 20 % de femmes. Depuis 2 ans, nous sommes à parité. La prise de conscience s’est faite également sur la question du soutien à l’émergence, la défense des musiques indépendantes, la nuit inclusive et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
» Une charte de bonne conduite pour la prévention des risques avait été édictée en 2017. « Nous nous sommes inspirés des nuits européennes, de Berlin à Amsterdam et Copenhague, pour ce lieu que nous voulons bienveillant. On peut venir danser dans un espace de lâcher-prise et de liberté, grâce à ce cadre préventif. Pour nous, la fête est plus politique qu’hédoniste.
»
Le rayonnement de Macadam est national, grâce notamment aux soirées Gloria (fêtes de jour le dimanche) et Diva. Il est aussi l’un des 20 établissements français labellisés Club culture par le ministère de la Culture.
CV express
Née à Angers en 1994, Mado Prévitali-Miranda a grandi dans le Béarn, à côté de Pau. Après un master pro d’ingénierie de projets culturels à Bordeaux, elle rejoint Nantes à l’occasion d’un stage de fin d’études à Trempo en 2018. Elle intègre l’équipe de Macadam fin 2019. Elle en est aujourd’hui manager. Elle copréside également le Pôle des musiques en Pays de la Loire, et dirige le label Garde-Robe Records, une émanation d’Androgyne.
Quel est votre quartier préféré ?
C’est la butte Sainte-Anne, avec en particulier le parc des Oblates. Il est encore assez sauvage. J’aime être dans cet endroit très calme alors que tu es vraiment à côté de la ville, et ce point de vue qu’il offre sur la Loire. J’adore me balader dans les jardins partagés du site. Je me dis que « plus grande », j’y aurai une parcelle.
Quelle est votre bonne adresse ?
J’en ai deux ! Pour manger, c’est Kombu, rue Léon-Jamin. L’équipe est chouette et très humaine. J’aime leur manière de travailler les produits frais, avec une carte qui change souvent, des associations de goûts et d’ingrédients qui sont très bonnes ! Une adresse gourmande, créative et conviviale car ce sont des assiettes à partager. Et pour boire, mon endroit préféré c’est le bar Safe place, Chaussée de la Madeleine. Il porte très bien son nom. C’est comme un cocon. Et il y a là une vraie attention à la musique. Et ce sont des amis !
L’événement que vous attendez en 2026 ?
La parution à la rentrée de Boom Boom Nantes, le livre dédié à l’histoire de l’électro à Nantes, écrit par Ismaël Martin et Arnaud Bénureau.
Quel est le Nantais ou la Nantaise qui vous inspire ?
Phia Ménard car j’ai une histoire particulière avec elle. Je l’ai découverte à Oloron Sainte-Marie, dans le Béarn, là où j’ai grandi. J’avais 13 ans quand j’ai vu sa création PPP, autour de la glace et du corps. Elle m’a beaucoup marqué. Le public avait pu échanger avec elle, sur son parcours, ses questions d’identité, son rapport au corps et sa préparation pour ce spectacle. J’ai vu tous ses spectacles dans cette salle d’Oloron ! Je ne savais pas qu’elle était nantaise et quand je suis arrivée à Nantes, j’ai vu que la compagnie Non-Nova était aussi nantaise ! Depuis, je suis son travail et je suis très admirative de cette femme.
Et Nantes en 2050 ?
Je l’imagine qui se déploie géographiquement, notamment dans le bas Chantenay, qu’elle évolue sur elle-même. Et que la ville non sexiste ne fasse plus débat dans la sphère publique, mais que ce soit fluide et naturel.