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À L’Atelier des langes, des couches lavables plutôt que jetables
Publié le 30 juill. 2026
Dernière mise à jour 30 juill. 2026
Pour éviter l’énorme pollution que représentent les couches jetables, L’Atelier des langes développe l’utilisation de couches lavables, en les proposant à la location et en accompagnant leur utilisation. La structure associative est basée à Vertou.
351 000 tonnes de couches jetées chaque année en France
Laëtitia Geneste et Fleur Ludeau ont créé L’Atelier des langes « pour répondre à un besoin non satisfait sur le territoire français ». Lequel ? Celui exprimé par de nombreux parents souhaitant utiliser des couches lavables plutôt que de remplir leur poubelle de couches jetables, onéreuses et polluantes.
Un enfant porte en effet, de sa naissance à sa continence, entre 4 000 et 5 000 couches. Lorsqu’il s’agit de changes à usage unique, cela représente 4,5 arbres, 67 kg de pétrole brut, 26 000 litres d’eau, des milliers de kWh d’électricité, et des milliers de kilomètres de transport. 3,5 milliards de couches sont jetées chaque année en France, soit 351 000 tonnes de déchets non recyclés, produisant des gaz à effet de serre, des gaz toxiques et du mâchefer en cas d’incinération, et mettant près de 500 ans à disparaître en cas d’enfouissement. « Les couches lavables représentent une réduction drastique de ces coûts, et ne sont composées que d’éléments sains, sans produits chimiques. C’est parce que leur utilisation est encore très marginale que nous avons créé notre association. »
La location comme solution ou pour tester
Laëtitia et Fleur ont eu envie d’inciter et d’aider les parents et professionnels à passer à l’action. En commençant par résoudre le premier problème : l’investissement de départ. Car, si les couches lavables sont réutilisables, il en faut beaucoup, puisqu’un nouveau-né est changé environ sept fois par jour. Et qu’il grandit ! À raison d’environ 800 € pour 20 couches neuves, nécessaires pour assurer une rotation, le passage au lavable n’est pas à la portée de toutes les bourses. Pourtant, à terme, le coût n’est pas plus important.
C’est pourquoi L’Atelier des langes propose un système de location qui coûte autour de 50 € par mois pour 20 couches, « un prix équivalent à celui de l’achat de couches jetables de bonne qualité »
. Lorsque bébé grandit, les culottes devenues trop petites sont remplacées. « La logistique aussi est un frein,
reconnaît Laëtitia Geneste. C’est pourquoi nous proposons un accompagnement et donnons beaucoup d’informations pour lever des idées reçues quant aux difficultés posées par l’entretien des couches. Nous organisons aussi des ateliers gratuits en visio. »
2 500 enfants équipés
Depuis sa création, L’Atelier des langes a équipé 2 500 bébés, soit plus de 1 000 familles et une soixantaine de crèches : « Les structures de petite enfance utilisent aussi nos services pour tester les produits avant d’investir. 75 % d’entre elles continuent ».
L’association basée à Vertou, qui rayonne dans toute la France, envisage également d’initier des partenariats avec des maternités. L’aide perçue via le fonds métropolitain d’appui aux innovations de réemploi permet la réalisation du prototype d’une couche lavable évolutive.
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2 018 année de création
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5 salariées, dont deux alternantes
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10 000 euros reçus du fonds métropolitain d'appui aux innovations de réemploi
Quand Nantes Métropole soutient les innovations dans le réemploi
L’Atelier des langes figure parmi les structures soutenues dans le cadre du fonds métropolitain d’appui aux innovations de réemploi, voté en octobre 2024 en conseil métropolitain et doté de 1 million d’euros. L’ambition ? Soutenir le développement de projets innovants de réemploi industriel. Cette démarche est déjà engagée au sein de quatre filières économiques stratégiques : l’industrie (et les matériaux composites carbone), la mode durable, le numérique responsable et le secteur de la construction. La collectivité a en outre lancé la charte Nantes, terre de réemploi, signée par près de 90 acteurs à ce jour (entreprises, acteurs institutionnels, associations…), pour faire émerger une filière locale.