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Planet Repair fait sa place dans le monde de l’électroménager
Publié le 15 mai. 2026
Dernière mise à jour 15 mai. 2026
La jeune entreprise basée aux Sorinières développe ses activités autour de la réparation, du reconditionnement et de la revente d’appareils et de pièces.
Le gisement des pièces détachées d’occasion
« J’ai fait le grand saut à l’approche de la quarantaine »
, explique Thomas Penin dans un sourire. Ancien acheteur dans la grande distribution, il monte en 2021 son entreprise dans un secteur dont il considère qu’il est « plein d’avenir et plein de sens : la seconde vie des produits »
. L’Atelier nantais – le nom de l’entité juridique – démarre son activité sous l’enseigne Planet Repair, autour du réemploi de pièces détachées d’appareils électroménagers, « un peu à l’image de ce qui se fait dans l’automobile »
. La loi impose aux enseignes d’électroménager de reprendre les anciens appareils des clients qui leur achètent du matériel neuf. C’est ce gisement qui alimente la filière du réemploi.
L’intuition de Thomas Penin était bonne. 5 ans plus tard, l’entreprise enregistre un chiffre d’affaires annuel d’environ 800 000 € et paraît presque à l’étroit dans son vaste entrepôt situé dans la zone d’activité au sud des Sorinières. Le site abrite à la fois les bureaux de la société, un show-room, les ateliers de réparation, démantèlement et de reconditionnement, d’innombrables appareils et pièces détachées rangés sur des racks.
« Les pièces représente un quart de notre chiffre d’affaires,
précise le dirigeant. Elles nous servent en interne, mais une partie est aussi revendue sur notre site internet, sur des market places, et bientôt sur les grosses plateformes de vente en ligne. »
L’Atelier nantais / Planet Repair a noué aussi un partenariat avec le réseau Boulanger, poids-lourd de l’électroménager : « On alimente leur flotte de 250 techniciens avec des pièces d’occasion ou qui ne sont plus disponibles en neuf »
.
Des appareils reconditionnés et garantis
Outre les pièces détachées, la vente d’appareils entiers, reconditionnés, est aussi en plein essor avec environ 150 unités sorties de l’atelier chaque mois. « Ils sont revendus avec une garantie de 2 ans, soit dans notre show-room des Sorinières, soit dans une dizaine de points de vente Electro Dépôt sur le grand ouest »
. C’est dans cette production que L’Atelier nantais compte investir la subvention du fonds d’innovation pour le réemploi, porté par Nantes Métropole : « L’enveloppe va permettre d’acquérir un camion pour assurer la collecte des appareils, des racks de stockage pour l’entrepôt, des bancs de test pour l’atelier »
, détaille Thomas Penin.
Un bonus réparation
Dernier pan de l’activité de L’Atelier nantais : la réparation. « Les clients étaient demandeurs, c’est finalement devenu notre activité principale, avec chaque mois 500 réparations en atelier ou à domicile »
. Le bonus réparation – une aide incitative pour les particuliers qui font réparer leur appareil – n’est pas de trop pour sortir du modèle de la surconsommation. « La démarche psychologique est très longue,
observe Thomas Penin. Beaucoup de gens n’ont pas encore le réflexe de la réparation et il y a peu de communication sur le sujet. »
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2 021 création de l’entreprise
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11 salariés
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42 500 euros reçus du fonds métropolitain d’innovation pour le réemploi
Quand Nantes Métropole soutient les innovations dans le réemploi
L'Atelier nantais figure parmi les structures soutenues dans le cadre du fonds métropolitain d’appui aux innovations de réemploi, voté en octobre 2024 en conseil métropolitain et doté de 1 million d’euros. L’ambition ? Soutenir le développement de projets innovants de réemploi industriel. Cette démarche est déjà engagée au sein de quatre filières économiques stratégiques : l’industrie (et les matériaux composites carbone), la mode durable, le numérique responsable et le secteur de la construction. La collectivité a en outre lancé la charte Nantes, terre de réemploi, signée par près de 90 acteurs à ce jour (entreprises, acteurs institutionnels, associations…), pour faire émerger une filière locale.