2019-09-24T17:34:59Z https://metropole.nantes.fr/files/images/actualites/logement-urbanisme/petite%20hollande/0Vue%20aerienne675.jpg

Actualités Publié le 24 septembre 2019

Le nouveau visage de la Petite-Hollande se dessine

Après un an de débat citoyen, Nantes Métropole a dévoilé le plan d’aménagement de la place de la Petite-Hollande en réunion publique lundi 23 septembre. Marché, parking souterrain, cale pour accéder à la Loire, espaces verts, jeux et lieux de rencontres, etc. Découvrez les principaux changements en images.

La place de la petite Hollande va changer de visage à l’horizon 2030. Les premières transformations sont attendues en 2025. © Agence TER.
La place de la petite Hollande va changer de visage à l’horizon 2030. Les premières transformations sont attendues en 2025. © Agence TER.
La Petite-Hollande gardera son marché hebdomadaire, mais ce dernier sera repensé pour le rendre plus agréable et écologique, notamment améliorer les accès et la gestion des déchets.
La Petite-Hollande gardera son marché hebdomadaire, mais ce dernier sera repensé pour le rendre plus agréable et écologique, notamment améliorer les accès et la gestion des déchets.
La Petite-Hollande débouchera demain sur une grande cale en espalier, comme une « place-confluence » permettant de voir la Loire depuis le centre-ville.
La Petite-Hollande débouchera demain sur une grande cale en espalier, comme une « place-confluence » permettant de voir la Loire depuis le centre-ville.
Arbres, jardins, pelouses et berges naturelles : les espaces végétalisés vont tripler pour couvrir 3,5 hectares,  contre 1,2 aujourd’hui.
Arbres, jardins, pelouses et berges naturelles : les espaces végétalisés vont tripler pour couvrir 3,5 hectares, contre 1,2 aujourd’hui.
« Place-parc », la Petite-Hollande comprendra des espaces de pelouse et différents jardins offrant de quoi s’asseoir, jouer, prendre le soleil, ou accueillir des événements culturels ou festifs.
« Place-parc », la Petite-Hollande comprendra des espaces de pelouse et différents jardins offrant de quoi s’asseoir, jouer, prendre le soleil, ou accueillir des événements culturels ou festifs.
La place du marché, située à l’est de l’esplanade, accueillera en sous-sol un parking d’une capacité de 400 à 600 places.
La place du marché, située à l’est de l’esplanade, accueillera en sous-sol un parking d’une capacité de 400 à 600 places.

On en sait désormais plus sur le futur visage de la Petite-Hollande, « projet majeur qui va transformer le centre-ville nantais dans les années à venir », rappelle Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole. Le réaménagement de cette grande place nantaise colonisée par la voiture est la première étape d’un projet ambitieux qui vise à redessiner 4 km de rives du canal Saint-Félix jusqu’au Bas-Chantenay. Inscrit parmi les 30 engagements pris après le débat sur la Loire, ce projet a fait l’objet de nombreux débats depuis le dévoilement en mars 2018 des premières intentions de TER, l’agence de paysagistes retenue pour penser cette transformation.

Enquêtes, contributions numériques, atelier citoyen, réunions et séances de travail avec les commerçants et les acteurs associatifs, culturels ou économiques… « 800 personnes, habitants et professionnels, ont contribué à ce projet, avec des échanges sur la place de la nature, la question des déplacements, la vie du marché ou encore les loisirs qui pourraient se développer demain sur ce site», explique Bassem Asseh, adjoint au maire chargé de la co-construction et du dialogue citoyen. « Certains sujets ont été particulièrement débattus et ont fait évoluer le projet », ajoute Alain Robert, adjoint à l’urbanisme et vice-président de Nantes Métropole chargé des grands projets. « Nos points de vue et interrogations (synthétisés dans un avis citoyen remis aux élus en juin 2019, ndlr) ont été entendus », assurent Claudine Goupil et Clément Niclot, qui ont participé à l’atelier citoyen. Voici les principaux changements attendus :

1. Trois fois plus d’espaces verts

« La Petite-Hollande a été sacrifiée à l’automobile depuis les comblements de la Loire. Aujourd’hui, il faut faire le chemin inverse », explique Alain Robert. Pour répondre aux enjeux climatiques et créer un poumon vert en centre-ville, « la place dédiée aux espaces végétalisées va tripler, pour couvrir 3,5 hectares contre 1,2 ha aujourd’hui », indique le paysagiste Henri Bava. L’esplanade sera aménagée en « place-parc », faisant la part belle à la nature, aux mobilités douces (piétons, vélos) et à la vue sur la Loire : sur la partie proche du fleuve, une grande pelouse, traversée par un cheminement piéton menant à la passerelle Schœlcher, sera plantée en pleine terre, tandis que des jardins pousseront en lisière pour offrir des îlots de fraîcheur.  Les paysagistes veulent créer « une diversité d’ambiances et de milieux végétaux » : jardins maritimes au nord, essences plus ligériennes au sud, verger, bosquets et zones humides… À la demande des habitants, l’agence TER étudie également la possibilité de créer des points de rafraîchissement (fontaines, brumisateurs, miroir d’eau sur la place de la Bourse, etc.) pour rappeler la présence passée de la Loire à cet endroit.

2. Le marché hebdomadaire maintenu et conforté

Rendez-vous populaire incontournable du samedi matin, le marché de la Petite-Hollande est bien évidemment conservé sur place. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’évoluera pas. « Les usagers le plébiscitent mais pointent aussi des difficultés, notamment des problèmes d’accès et de gestion déchets », note Alain Robert. Un groupe de travail avec les commerçants non-sédentaires va être constitué pour améliorer sa configuration et ses connexions à la ville, le rendre plus écologique et créer des espaces de convivialité. Un site temporaire est d’ores et déjà recherché pour l’accueillir pendant les travaux.

3. Une grande cale accessible en bord de Loire

Attente forte du grand débat sur la Loire, l’accès au fleuve va être facilité par la création d’une cale descendant en gradins jusqu’à la Loire, entre le Mémorial et la piscine de l’île Gloriette. Les études techniques ont confirmé sa faisabilité. À la demande des citoyens, les gradins ont même été allongés au-delà des rives actuelles « pour rendre l’aménagement plus majestueux ».

Afin de libérer des grands espaces de vie et de nature, la circulation automobile sera resserrée au nord le long de la ligne de tramway, et le parking enterré en sous-sol.
Afin de libérer des grands espaces de vie et de nature, la circulation automobile sera resserrée au nord le long de la ligne de tramway, et le parking enterré en sous-sol.

4. Une place apaisée pour de multiples usages

Espace polyvalent, la future place de la Petite-Hollande accueillera des usages variés. Plusieurs aménagements sont imaginés : kiosque pour développer des activités culturelles devant la médiathèque, espaces de jeux pour les enfants, tablées de pique-nique, mur d’escalade, podium pour de petits spectacles… L’espace plus minéral dédié au marché pourra également accueillir de grandes événements populaires, culturels ou festifs. Dans cette configuration, le choix a été fait de privilégier les déplacements doux, piétons et vélo. « L’hypothèse d’une voie automobile traversant la place a été abandonnée. Elle n’était pas compatible avec les attentes citoyennes », précisent les élus. La circulation, qui longe aujourd’hui la Loire, sera reportée au nord, le long du tramway, sur une voie en double-sens qui accueillera également un axe vélo structurant.

5. Le parking devient souterrain

Changement notable sur ce site qui n’est aujourd’hui qu’un grand parking : toutes les places de stationnement en surface (1200 aujourd’hui) vont disparaître. Pour conserver une capacité de stationnement en centre-ville, un parking de 400 à 600 places sera créé en sous-sol. « Dans un monde en transition, il faut assumer de donner moins de place à la voiture au profit des espaces de vie et de nature », explique Johanna Rolland. Ce parking souterrain, dont la capacité précise reste à étudier, servira aux visiteurs du centre-ville, aux riverains, mais aussi aux besoins spécifiques du marché, avec des places aménagées pour les camionnettes des commerçants et la logistique urbaine, ainsi que des stationnements  vélos. En parallèle, les déplacements doux vont gagner du terrain, avec la création de 5 hectares dédiés aux piétons et aux vélos sur la Petite-Hollande. Le réseau de transport public va également s’étoffer avec la création annoncée de trois nouvelles lignes de tramway.

6. Un atelier citoyen pour le square Daviais

Le projet initial de TER proposait de créer un pavillon assez transparent qui aurait pu servir à la fois de belvédère et de halle gourmande à la place du square Daviais. L’idée n’a pas convaincu l’atelier citoyen. « Le débat n’est pas mûr pour prendre une décision aujourd’hui », estime Johanna Rolland. Le projet Petite-Hollande va donc se poursuivre sans cet équipement et une concertation spécifique sera lancé en 2020 pour réfléchir aux usages du square Daviais à l’avenir.

À noter

Quelles sont les prochaines étapes ?

Le 4 octobre prochain, le conseil métropolitain délibérera sur le programme d’aménagement de la Petite-Hollande. Les études techniques seront ensuite lancées en 2020 pour un début des travaux fin 2021/début 2022. La livraison  de la totalité des aménagements interviendra à l’horizon 2030, mais les premières transformations sont attendues dès 2025.

Ça peut vous intéresser