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Actualités Publié le 31 décembre 2021

RSE, environnement : comment Audencia forme ses élèves à l'économie responsable

Pionnière depuis 15 ans de l'enseignement de la RSE en école de commerce, Audencia développe en outre un programme autour des enjeux environnementaux. Objectif : que leurs étudiants aient les clefs de l'économie des décennies à venir.

Les étudiants d'Audencia bénéficient d'un enseignement qui prend en compte les enjeux sociaux et environnementaux. © P. Coureau / Audencia
Les étudiants d'Audencia bénéficient d'un enseignement qui prend en compte les enjeux sociaux et environnementaux. © P. Coureau / Audencia

L'économie de demain n'est plus celle des années 1970 ou même des années 2000. Le changement climatique, la raréfaction des ressources, l'effondrement de la biodiversité imposent d'autres besoins, d'autres connaissances, d'autres modes de pensée. C'est la conviction de l'équipe dirigeante d'Audencia, qui lancera à la rentrée de septembre 2022 un nouveau programme à destination de ses étudiants de Master 1, baptisé Gaia. Un nouvel outil pour donner à ces étudiants les clefs pour réussir dans une économie plus responsable. 

« Au programme, nous leur proposerons des cours au format catalogue, détaille José Maillet, enseignant chercheur et responsable de Gaia. Une première partie sur les humanités (histoire, rapport à la nature, philosophie, psychologie, biais cognitif, rapport à l'animal et au vivant), un bloc sur les sciences dures (physique, géophysique, thermodynamique, climatologie…), pour comprendre les enjeux du changement climatique. Et une partie management, où on va traiter des enjeux d'une transition sur le plan économique. Et ce en intégrant la dimension environnementale, et surtout comment.»

De nombreuses questions se posent en effet lorsque l'on sort des schémas traditionnels. « Comment intégrer la dimension environnementale dans les modèles financiers de demain ? Comment chiffrer la valeur de l'environnement ? Comment faire pour un bien qui se dégrade? Nous allons aussi mettre en place des cours hybrides en partenariat avec des entreprises, pour travailler sur la culture de l’impact. Quand on développe un projet, il faut se demander s'il y aura un impact positif. » 

« Changer les façons de faire »

Ces premiers pas permettront à terme de décliner le sujet en formation continue, ou à destination d'autres publics (salariés, anciens élèves), tout en acculturant les enseignants au sujet. Une méthode éprouvée que l'école a déjà testée sur le sujet de la responsabilité sociétale des entreprise (RSE), une de ses marques de fabrique. 

« On a travaillé avec des ONG, des syndicats, des entreprises, pour voir comment les questions de transition écologique et sociale transforment les entreprises, rappelle André Sobczak, délégué général RSE de l'école, et par ailleurs élu à la Ville de Nantes et à Nantes Métropole. Le risque dans l’enseignement supérieur, c'est d'être toujours en retard. On doit être en avance, plus transgressif. Les professeurs doivent sortir de leur tour d’ivoire pour aller voir ailleurs et comprendre ce qui se joue. Au-delà des contenus, il faut changer les façons de faire. »

Une méthode qui correspond à la fois aux attentes des professionnels. « Il y a une forte attente de la part des étudiants. Ils se rendent compte que s'ils veulent être recrutés, ils ont besoin de développer ces compétences. Leur valeur ajoutée, c’est leur jeunesse mais aussi le fait qu’ils arrivent avec ces connaissances.»

Le Shift project scrute la démarche d'Audencia

Groupe de réflexion créé notamment par Jean-Marc Jancovici en 2010, le Shift project imagine les transformations nécessaires pour une société moins dépendante des énergies fossiles et plus compatible avec les objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Audencia s'est associé à cet acteur de référence pour évaluer l'ensemble de sa démarche. « Cela va nous permettre d’avoir plus de cohérence, et d’aller directement à l’essentiel, souligne José Maillet. Cela nécessite une véritable transparence des données, une ouverture pas si simple pour les écoles de commerce, qui sont dans une concurrence très forte. Mais on est convaincus que cette démarche va nous aider. »