De 2024 à aujourd’hui, la transformation du pont Anne-de-Bretagne en images

Dernière mise à jour 23 oct. 2026

À l'horizon fin 2027, l’ouvrage d'art reliant le quai de la Fosse à l’île de Nantes atteindra 53 m de large. Il accueillera des pistes cyclables, de vastes espaces piétons, les voitures et les nouvelles lignes 6 et 7 de tramway. Retrouvez ici les étapes de ce chantier XXL !

Mars 2024 : des travaux autour du pont

  • Fermeture du quai de la Fosse : comment je m'organise ?
    Le quai de la Fosse en chantier pour préparer l'arrivée des lignes 6 et 7 de tramway. © Nantes Métropole

11 mars 2024 : des travaux d'envergure sont engagés de part et d'autre du pont Anne-de-Bretagne, quai de la Fosse et boulevard Léon-Bureau, pour préparer l'arrivée des nouvelles lignes de tramway 6 et 7. Porté par Nantes Métropole et les entreprises partenaires, le chantier s’annonce long et impactant. Des solutions de déplacement sont proposées avec Naolib, et une commission permet d’accompagner et d'indemniser les commerçants qui constatent un impact des travaux sur leur activité.

Début 2025 : le chantier du pont s'installe

  • Barrières et palissades sont installées avant la fermeture du pont Anne-de-Bretagne. © Rodolphe Delaroque

La mission du groupement de GTM Ouest pour les trois prochaines années : élargir le pont de 18 m jusqu'à 53 m pour créer un « pont-place » où piétons, cyclistes, tramways, bus et véhicules ont chacun leur espace. Plutôt que de démolir le pont de 1975, l'équipe a choisi de le conserver et de lui accoler un nouvel ouvrage – une option plus écologique. Coût prévisionnel : 60 millions d'euros.

Printemps-été 2025 : des fondations à Nantes, une charpente en Italie

  • Vue de l’ancrage en Loire des pieux permettant de supporter le futur ouvrage. © Loïc Gatteau

Les travaux du pont démarrent en avril 2025. À Nantes, des tubes métalliques sont installés pour ancrer les pieux qui serviront à réaliser les appuis du nouveau pont : les piles dans le fleuve et les culées sur les berges. En parallèle, en Italie, Cimolaï construit la charpente métallique : 80 personnes y travaillent pendant six mois. Le tablier mesure 150 m de long et 42 m de large, pour 2 200 tonnes.

26 octobre 2025 : départ pour Nantes

  • Vue de drone de la barge chargée du tablier, encadrée par deux remorqueurs.
    Vue de la barge chargée du tablier, encadrée par deux remorqueurs, au départ du port italien de Monfalcone. © Cimolaï

La barge quitte le port de Monfalcone avec la charpente à son bord. Avec ses haubans provisoires, le convoi atteint 25 m de haut ! « Il faut imaginer un immeuble de huit étages qui navigue », explique Sophie Louis, cheffe de projet à Nantes Métropole. Le voyage, par l'Adriatique, la Méditerranée puis le golfe de Gascogne, représente 5 000 km. Transporter le tablier en une seule pièce évite 100 allers-retours de camions.

Hiver 2025-2026 : les caprices de la météo

  • La barge transportant la charpente du pont Anne-de-Bretagne, entre dans le chenal de Saint-Nazaire.
    La charpente de 150 m de long et 42 m de large, à son entrée dans le chenal de Saint-Nazaire, samedi 7 mars. © GTM Ouest

Après Gibraltar, franchi le 20 novembre, le convoi longe l'Espagne, le Portugal puis la France. La houle oblige le convoi à se replier à Cadix, puis à Almería. Début février, un navire semi-submersible – il s'immerge pour charger la barge – prend le relais. Après une escale à Lorient, la remontée de la Loire s’avère impossible du fait de pluies exceptionnelles. Pendant ce temps, le chantier nantais avance : des travaux prévus après la pose sont réalisés par anticipation.

7 mars 2026 : la charpente remonte la Loire

  • La barge transportant la charpente du pont Anne-de-Bretagne passe sous le pont de Saint-Nazaire.
    Une fois passé sous le pont de Saint-Nazaire, le convoi de plus de 3 000 tonnes et 25 m de hauteur a débuté sa remontée du fleuve, escorté par deux remorqueurs et un bateau pilote, avec les pilotes de Loire aux commandes. © Patrick Garçon
  • La barge transportant la charpente du pont Anne-de-Bretagne passe sous le pont de Cheviré.
    Remontant l’estuaire à la faveur de la marée montante, le convoi est passé devant Paimboeuf, Cordemais, Le Pellerin, Couëron, Basse-Indre, Bouguenais Saint-Herblain, puis sous le pont de Cheviré. © Gaël Arnaud
  • De nombreux curieux observe le convoi de la charpente du pont Anne-de-Bretagne.
    Plusieurs curieux ont fait le déplacement pour observer ce convoi exceptionnel remonter la Loire jusqu’à Nantes. © Ludovic Failler
  • Le convoi accoste au port de Cheviré.
    Au soleil couchant après la manœuvre de retournement, la charpente est repartie pour accoster au port de Cheviré. Elle reste à quai entre une et plusieurs semaines afin d’être préparée pour sa pose définitive. © Gaël Arnaud

Le convoi arrive à Saint-Nazaire, où les pilotes de Loire le prennent en charge. À la faveur de la marée montante, il remonte le fleuve devant de nombreux curieux, au Pellerin, à Couëron ou à Trentemoult. Après le passage sous le pont de Cheviré, il effectue un demi-tour pour s'amarrer au port de Nantes-Cheviré, où il reste à quai quelques semaines avant la pose définitive.

24-25 mars 2026 : la rotation et la pose du tablier

  • Des centaines de personnes regardent la rotation de la charpente métallique sur la barge.
    La manoeuvre de rotation du tablier sur la barge s'est déroulée vers 18 h mardi 24 mars. © Patrick Garçon

Le 24, la barge de 3 000 tonnes s'amarre près du pont Anne-de-Bretagne, à l'aide de câbles tendus vers les berges. En fin de journée, sous le regard de près de 3 000 personnes, la charpente effectue un quart de tour : 16 remorques mobiles télécommandées en portent tout le poids. Le 25, place à l'étape la plus délicate. La barge glisse lentement sous le pont pour aligner la charpente avec les piles et les culées. Elle se pose sur ses appuis provisoires vers 13h30.

Printemps 2026 : le plancher se met en place

  • Vue du ciel du chantier du Pont Anne-de-Bretagne début juillet 2026.
    Après la pose spectaculaire du tablier au printemps 2026, les compagnons sont sur le pont tout l'été pour habiller le nouvel ouvrage. © Gaël Arnaud

Le chantier revient à des opérations plus traditionnelles. Des grues de 600 tonnes retirent les mâts et haubans qui soutenaient la charpente : environ 1 000 tonnes de structures provisoires, réutilisables sur d'autres chantiers. En avril, 340 prédalles en béton, fabriquées sur place entre décembre et fin février, forment le plancher, avant la pose des armatures et le coulage du béton.

Été 2026 : le nouveau pont s'habille

  • Un ouvrier pose le patelage bois du belvédère du nouveau pont Anne-de-Bretagne, en juillet 2026.
    Juillet 2026. Le belvédère piéton prend forme avec la mise en place du platelage et des caillebotis en bois. © Gaël Arnaud

Début juillet, des grues installent la passerelle piétonne qui reliera le jardin des Berges. Après l’étanchéité du tablier pour le protéger durablement contre les infiltrations d’eau, les équipes de GTM Ouest sont sur le pont pour habiller le nouvel ouvrage en surface : voirie et piste cyclable, platelage et caillebotis en bois du belvédère, garde-corps, mobilier, éclairage, pavés de la promenade côté quai de la Fosse. Le bois est du robinier d'origine française, très robuste, et le garde-corps en acier corten.

23 octobre 2026 : le belvédère ouvre au public

  • Seuls les piétons et cyclistes vont pouvoir emprunter l'axe, dans un premier temps. La circulation pour les automobiles sera rétablie fin novembre dans le sens sud-nord. © Loïc Gatteau

L'espace piéton en bois, l'une des deux pistes cyclables et le belvédère de la partie neuve ouvrent au public. Large de plus de 9 mètres, il offre un point de vue inédit sur la Loire. C'est ensuite que peut commencer une autre étape spectaculaire de ce chantier : l’abaissement du pont existant. L’ouvrage historique et la nouvelle charpente ne formeront alors plus qu’un.