Réseaux de chaleur : pourquoi creuse-t-on la ville ?

Publié le 27 avr. 2026

Dernière mise à jour 29 avr. 2026

Alors que le coût de l’énergie flambe, la Métropole investit pour le développement des réseaux de chaleur urbains. Le raccordement à cette énergie compétitive, locale et produite en majorité par des énergies renouvelables implique des travaux dans de nombreux secteurs.

  • Une tranchée creusée Quai de la Fosse à Nantes, où se trouve les tuyaux destinés au reseau de chaleur urbain.
    L'extension et la création de réseaux de chaleur supposent de creuser des tranchées. © Rodolphe Delaroque

Nantes, Saint-Herblain, La Chapelle-sur-Erdre, Indre… Dans la Métropole, les réseaux de chaleur urbains s’étendent. S’inscrivant dans le Plan climat air énergie territorial (PCAET), ils participent à l'objectif métropolitain de réduire de 50 % les émissions de CO2 par habitant d’ici 2030 et d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables et récupérables d’ici 2050.  Plus de 40 000 logements sont déjà raccordés, mais aussi de nombreux équipements publics : hôpitaux, équipements sportifs, écoles… 

Les bénéfices sont certains – énergie locale, tarif compétitif et stable – mais impliquent des travaux. Zoom sur ces chantiers de la métropole et leurs impacts. 

À Nantes

Plusieurs secteurs des quartiers Centre-Ville et Bellevue-Chantenay bénéficieront bientôt de l’énergie des réseaux de chaleur Bellevue-Chantenay et Centre-Loire, qui sont alimentés par les chaufferies biomasse Malakoff et celle de la Californie à Rezé et à Bouguenais. Organisés par phases, les travaux engendrent des modifications de circulation.

  • Les travaux d’extension du réseau de chaleur de la rue Gambetta à la rue de Strasbourg visent notamment à raccorder la Préfecture, l'hôtel du Département et l'Hôtel de Ville. Le chantier, qui s’étend sur cinq mois, se déroule en plusieurs phases.

    • Dates : 13 avril - 16 août
    • Impacts :
      • Automobilistes et cyclistes : la rue Tournefort, qui longe le Cours Saint-André, ainsi que les rues des Pénitentes et Saint-Jean ferme à la circulation du 13 avril au 3 mai.
      • Transports en commun : la ligne C6 vers Hermeland est déviée durant la durée des travaux, entre les arrêts Lallié et Saint-Pierre. Les arrêts Brétéché et Cochard sont reportés à l'arrêt provisoire placé au début de l'avenue Chanzy. Pour les arrêts Bonde et Foch-Cathédrale, rendez-vous à l'arrêt Foch des lignes 11, 12 et C1.

À Saint-Herblain

Un nouveau réseau de chaleur va être créé à Saint-Herblain, mais la commune va également bénéficier d’une extension du  réseau de chaleur Bellevue-Chantenay. À partir de fin avril, des déviations sont prévues sur plusieurs secteurs. 

À Thouaré-sur-Loire

À l’est, la Métropole a décidé de créer un nouveau réseau depuis le site du parc des Sports à Thouaré-sur-Loire. Il fonctionnera à plus de 95% grâce aux énergies renouvelables (bois et solaire).

  • Ce nouveau réseau d’un peu plus de 500 mètres alimentera dans un premier temps quatre bâtiments communaux, dont deux à construire, ainsi que le collège Les Sables d’Or et de futurs logements. 

    • Dates : 2 février - 5 octobre
    • Impacts : Le site étant clôturé, il y a très peu d’incidence sur les usagers et les riverains.

À la Chapelle-sur-Erdre

La Chapelle-sur-Erdre bénéficie également de la création d’un nouveau réseau. Le site de Mazaire a été identifié, en raison de sa proximité avec plusieurs bâtiments publics aux chaufferies gaz actuelles vieillissantes.

À Indre

La commune rejoint le réseau de chaleur Nord-Chézine de Nantes Métropole, qui fonctionne notamment grâce au centre de valorisation des déchets de l’usine Arc-en-Ciel de Couëron.

Comment fonctionnent les réseaux de chaleur ?

Un réseau de chaleur ou réseau de chauffage urbain est un système de distribution de chaleur destiné à la production de l’eau chaude sanitaire et du chauffage. Ce système de distribution d'énergie est produit de façon centralisée, dans une usine d’incinération des ordures ménagères ou encore une chaufferie alimentée par un combustible (bois, gaz...), avec un départ d’eau chaude autour de 80 °C. Il permet de remplacer les systèmes de chauffage de chaque bâtiment qui fonctionnait auparavant grâce aux chaudières gaz ou fioul.

Pour en savoir plus, venez visiter la chaufferie Malakoff jeudi 4 juin.