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Actualités Publié le 09 décembre 2019

Le désenvasement du port de Trentemoult en 5 questions

Une vaste opération de dragage du port de Trentemoult débute mi décembre. L’extraction des sédiments, accompagnée d’une optimisation des pontons et de la rénovation du quai, va durer jusqu’au printemps 2020. Explications.

15 000m3 de vase vont être retirés du port de Trentemoult. Des pontons neufs seront également installés en février 2020 pour porter la capacité du port de 26 à 40 bateaux.
15 000m3 de vase vont être retirés du port de Trentemoult. Des pontons neufs seront également installés en février 2020 pour porter la capacité du port de 26 à 40 bateaux.

1. Pourquoi désenvaser ?

Situé dans la zone du bouchon vaseux, dans un secteur de calme hydraulique, en marge du chenal de la Loire, le port de plaisance de Trentemoult subit un envasement récurrent depuis sa création en 1979. « Le niveau de sédiments dans le port ne laisse plus une hauteur d’eau suffisante pour la navigation. Les bateaux ne peuvent sortir qu’à marée haute », explique Thomas Parthenay, chef de projet au service stationnement et ports fluviaux de Nantes Métropole. Depuis les années 1980, plusieurs opérations de dragage ont été réalisées pour « libérer » de la vase le dernier port maritime sur la Loire. La dernière a eu lieu en 2014. Nantes Gestion équipements, gestionnaire des ports de Nantes, intervient à nouveau de décembre à fin janvier 2020 afin de faciliter les entrées et sorties des bateaux. « 15 000m3 de sédiments au total vont être aspirés, puis reversés dans le lit de Loire, au jusant (marée descendante) afin qu’ils repartent naturellement vers l’océan », précise Thomas Parthenay. Coût de l’opération : 300 000 euros.

2. Quelles précautions pour la flore ?

La scirpe triquêtre, espèce protégée présente à Trentemoult, fait l’objet de toutes les attentions. Une zone de 500m2, avec une hauteur de vase suffisante, sera recréée à proximité de la cale pour la transplanter dans des conditions favorables à son développement. En revanche, la jussie, plante invasive, sera éliminée à l’occasion du désenvasement.

3. Combien de temps va durer le chantier ? Quels impacts pendant les travaux ?

Le dragage se déroule de mi-décembre à fin janvier, après la transplantation de la scirpe triquètre et l’élimination de la jussie, du 9 au 16 décembre. Le port sera de nouveau opérationnel fin février 2020, une fois les nouveaux pontons installés.

Pendant le chantier, l’allée Claude-Choëmet est interdite à la circulation et les 49 places de stationnement sont neutralisées, jusqu’en février 2020. La Maison des Isles reste toutefois accessible à pied ou à vélo et le marché de Trentemoult continue de se tenir, à la même place, le samedi matin.

4. Quels changements pour les plaisanciers ?

NGE profite de cette opération de désenvasement pour changer les pontons et porter la capacité d’accueil du port de Trentemoult de 26 à 40 places, grâce à la mise en place de catways perpendiculaires. En attendant l’installation de ces pontons neufs, les plaisanciers ont été relogés sur le ponton des Chantiers et celui du Belem. Ils rejoindront Trentemoult fin février, une fois les travaux de réaménagement terminés.

5. Quelle solution à plus long terme ?

Le désenvasement de Trentemoult, solution ponctuelle, coûte cher. Nantes Métropole a donc sollicité un bureau d’études spécialisé, ISL Ingénierie basé à Angers, pour étudier les alternatives au dragage.  «Un diagnostic a été réalisé pour comprendre la dynamique hydro-sédimentaire du port et envisager des solutions plus adaptées, explique Thomas Parthenay.  Les différentes solutions possibles vont à présent être étudiées de manière approfondies pour comparer leur coût, leur intégration urbaine et paysagère, mais aussi leur efficacité sur le long terme ». Les conclusions sont attendues au printemps 2020.

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Le quai Marcel-Boissard rénové

En parallèle du dragage du port, Nantes Métropole a engagé mi-novembre la rénovation du quai Marcel-Boissard. L’enjeu : reconstruire les zones en contact direct avec la Loire, altérées au fil du temps. Trois tronçons sont concernés jusqu’à la place des Filets. Les travaux - d’un coût de 478 000€ - s’achèveront mi-mars 2020. Pendant le chantier, piétons, cyclistes et automobilistes peuvent continuer à emprunter le quai, mais la place des Filets est en partie occupée par la base-vie du chantier.

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