L'essentiel du conseil municipal du 30 janvier 2026
« Une ville neuve et ancienne, profondément humaine »
Publié le 12 janv. 2026
Dernière mise à jour 12 janv. 2026
Pour son traditionnel discours des vœux aux institutionnels, vendredi 9 janvier, de Johanna Rolland, la présidente-maire de Nantes a tracé un portrait sensible de la ville qu’elle administre, rappelant son évolution jusqu’à la forme que Nantes prend aujourd’hui.
Réserve électorale oblige, en cette période précédant les Municipales qui auront lieu les 15 et 22 mars prochain, les élus ne doivent pas, lors des cérémonies de vœux, évoquer les projets pour 2026 ou dresser un bilan de leur action au cours du mandat, hors l’année 2025. C’est donc dans le respect de ces obligations que Johanna Rolland a présenté ses vœux vendredi 9 janvier aux acteurs institutionnels, économiques et associatifs, dans le Palais des sports de Beaulieu.
Entourée de maires de la métropole et des adjoints et conseillers de la Ville, la maire-présidente a donc choisi de « prendre le temps de tourner nos regards sur Nantes, sur la métropole, mais surtout sur celles et ceux qui y habitent, et de mesurer ensemble les évolutions profondes, les forces qui meuvent nos sociétés
», en reprenant point par point les éléments qui font la personnalité de la ville.
Une ville nature et des mobilités
Nature en ville. « Là où coulaient la Loire et l’Erdre, se mirent à rouler des voitures. Le temps est à la reconquête de la nature. Partout et dans tous les quartiers, la nature progresse :
extension du Jardin extraordinaire
,
création du jardin des Lauriers à Bellevue
et de celui de la
Duchesse-Anne
près du château,
végétalisation de la place de l’hôtel de ville
...
»
Mobilités. « Nos manières de nous déplacer ont évolué. Depuis 1985, le tramway, rejoint par le busway, poursuit son extension, et
une nouvelle ligne de navibus
, de nouvelles voies de covoiturage, la bicyclette reprend sa place avec de
nouveaux grands axes
». Nantes s’est hissée à la dixième place de l’index Copenhagenize 2025, classement mondial des villes cyclables.
Industrie. « L’histoire de Nantes est aussi celle de son industrie. Les ouvrières et ouvriers ont façonné nos quartiers. La tradition nantaise de lutte sociale a forgé la tradition mutualiste et coopérative dont nous sommes collectivement particulièrement fiers.
»
Des Batignolles à Chantenay, les usines nantaises restent des pôles industriels novateurs. L’un des facteurs de la dynamique économique de notre territoire repose sur la force de son industrie. « Nantes contribue à inventer une industrie du futur, porteuse d’innovation et à la hauteur des défis environnementaux ».
Secteur tertiaire. Il continue de se développer, notamment dans le quartier du pré-Gauchet. Des écosystèmes stratégiques ont investi dans l’innovation durable, et il peuvent s’appuyer sur la grande métropole universitaire que nous sommes. « Je suis fière de souligner l’excellence de la recherche menée dans les laboratoires nantais, accompagnée par les acteurs et réseaux pour le développement des innovations, de la start-up à l’usine.
»
Santé. « Le nouveau quartier de la santé, et particulièrement
Archipel S
, qui a pour objectif d’offrir aux cliniciens, aux chercheurs, aux entrepreneurs et ingénieurs un parcours d’accompagnement, de l’incubation jusqu’à l’industrialisation.
»
Nantes, ville de proximité et des solidarités
Économie de proximité. Commerçants, artisans, cafés et restaurants contribuent à la convivialité nantaise, « à notre cadre de vie, et contribuent à faire de Nantes une ville où il fait bon vivre et bon travailler malgré un contexte économique national particulièrement incertain et complexe.
»
Économie sociale et solidaire. « La force de l’économie nantaise, c’est le nombre d’acteurs et d’actrices engagés avec des valeurs humaines, désireux de construire le monde postcarbone à travers notamment des démarches sociales et environnementales.
» C’est aussi la force de l’économie sociale et solidaire qui représente plus de 40 000 emplois dans notre métropole et autant d’innovation au service de toutes et tous.
Quartiers populaires. Les grands quartiers populaires, sortis de terre dans les années 1960-1970 pour loger les personnes vivant dans des habitats insalubres et accueillir les travailleurs venus de l’extérieur, ont fait notre diversité, avec des personnalités locales militantes, figures de proue de bien des combats menés pour l’égalité ces dernières décennies. « Les énergies et initiatives fourmillent dans nos quartiers populaires tout autant que les difficultés du quotidien perdurent. C’est pourquoi nous y menons des projets globaux de transformation sur différents axes : emplois, jeunesse, sécurité, santé, loisirs.
Avec de l’ambition
. C’est ainsi que nous ouvrirons un conservatoire à Nantes Nord, pour faire rayonner la culture dans toute la ville.
»
Nantes aime la culture et agit pour la sécurité
Culture. Elle fait partie de l’histoire de Nantes, de son identité. « Les acteurs et actrices de la culture méritent toute notre considération et notre respect. Les arts et la culture rassemblent et réconcilient dans un moment où les divisions se font de plus en plus fortes et nombreuses. À Nantes, la culture est plurielle, composante de notre émancipation.
»
Sécurité. « L’insécurité liée au narcotrafic international gangrène la France. À Nantes, la détermination est totale et généralisée, la sécurité est un droit fondamental. Les services municipaux, avec l’État, les services de police et de justice, mènent une action globale, de la prévention à la fermeté républicaine.
» L’unité métropolitaine des transports en commun, la brigade de l’espace public, les médiateurs sillonnent les rues et nos quartiers pour assurer la sécurité des Nantaises et des Nantais.
Associations. « Les 24 communes de la métropole sont d’abord faites de celles et ceux qui y naissent, travaillent, inventent, vibrent. Nantes s’incarne de tous ces visages. Les bénévoles engagés dans les 9 000 associations que compte notre ville font la richesse de notre vie sociale, sportive, culturelle et solidaire. Ils sont une invitation à donner le meilleur de nous-mêmes aux élus que nous sommes.
»
Service public. Il incarne la promesse d’égalité et de solidarité, la promesse que chacun, où qu’il vive, puisse avoir les mêmes droits, les mêmes chances, les mêmes protections. « Accueillir nos enfants, soigner sans distinction, garantir l’accès à l’eau, à un logement, à la culture, à la sécurité. La République qui tient debout, c’est celle du service public du quotidien.
»
Concluant un discours en forme de déclaration d’amour à la ville qu’elle administre, Johanna Rolland affirme que « nous sommes cette ville neuve et ancienne, une ville de blessures et de renouveau, une ville d’invention permanente et profondément ancrée dans son histoire. Une ville profondément humaine. C’est pour tout cela que je l’aime. Pour tout cela que nous l’aimons.
»