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Actualités Publié le 20 mai 2022

Clément Mariot, le « bleu » de l'aviron nantais

Le licencié au Léo Lagrange Nantes Aviron a honoré sa première sélection en équipe de France des moins de 23 ans en mai.  À 22 ans, il ambitionne de s’inscrire durablement chez les Bleus. 

Clément Mariot évolue au Léo Lagrange Nantes Aviron depuis 2014.
Clément Mariot évolue au Léo Lagrange Nantes Aviron depuis 2014.

« C’était un petit choc d’enfiler la combinaison de l’équipe de France. » À 22 ans, Clément Mariot, rameur au Léo Lagrange Nantes Aviron, a encore des étoiles plein les yeux. Et pour cause : il vient d’honorer sa première sélection en Bleus, chez les moins de 23 ans, lors des régates internationales d’Essen (Allemagne), les 14 et 15 mai dernier. Avec succès : dès le premier jour de compétition, en quatre de couple poids léger, son bateau s’est adjugé la première place. Même réussite chez les lourds, alors qu’il a été appelé au pied levé pour remplacer un autre Nantais, Romain Harat (Cercle Aviron de Nantes). « Ces régates nous ont permis de nous tester avant les sélections de Vaires-sur-Marne en juillet, explique le natif de Saint-Cloud, arrivé à Nantes en 2006. L’objectif sera de montrer que l’on peut défendre les couleurs de la France lors des championnats du monde de Varese (Italie) qui ont lieu du 27 au 31 juillet. » 

À Nantes, « on rend jaloux tous les rameurs de France » 

Vaires-sur-Marne, désigné site nautique pour les prochains Jeux olympiques, est un bassin qui donne forcément des idées. « Paris 2024 ? impossible, rétorque avec assurance Clément Mariot. « En poids léger, ma catégorie (il mesure 1 m 72 pour 66 kilos ndlr), c’est un deux de couple qui est au programme et les deux athlètes sont presque choisis. En revanche, pour Los Angeles 2028, ça peut être envisageable. » Un rêve olympique qui passera par du travail, beaucoup de travail. Licence de mathématiques en poche, avec « l’ambition de travailler dans l’industrie », Clément jongle aujourd’hui entre un emploi de commis de cuisine dans un restaurant du centre-ville de Nantes et une dizaine de séances d’entraînement par semaine. « Malheureusement, on ne peut pas vivre de l’aviron aujourd’hui en France. Il faut aller en Allemagne ou en Angleterre... »  

Mais celui qui a découvert l’aviron sur le tard, au collège, sait qu’il dispose à Nantes d’un terrain de jeux de premier ordre : « On rend jaloux tous les rameurs de France avec notre superbe bassin ! Il faut savoir qu’en règle générale, on évolue sur des bassins artificiels de 2 kilomètres en ligne droite. Sur l’Erdre, on peut faire jusqu’à 25-30 kilomètres sans avoir à faire demi-tour et tout cela dans un cadre magnifique. » 

L’aviron nantais et les Jeux olympiques : une longue histoire

La Cité des Ducs de Bretagne a souvent placé des athlètes de très haut niveau en équipe de France d’aviron. Ce fut le cas de Noël Vandernotte, médaillé de bronze aux JO de Berlin en 1936, d’Olivier Moncelet, médaillé d’argent à Atlanta en 1996, d’Yves Hocdé, champion olympique à Sydney en 2000, ou encore de Guillaume Raineau, « bronzé » à Rio en 2016.