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Publié le 03 mai 2021

Prêter son jardin à un voisin : une (bonne) idée pour cultiver les liens

Chaque année avec Boutur’âges, l’association Ecos met en relation des jardiniers amateurs qui rêvent d’avoir un potager et des propriétaires qui ne peuvent plus entretenir leur parcelle. Une façon de cultiver la solidarité entre générations qui séduit de plus en plus.

Depuis le lancement de l’opération en 2012, Ecos a constitué près de 40 binômes intergénérationnels.  © Ecos
Depuis le lancement de l’opération en 2012, Ecos a constitué près de 40 binômes intergénérationnels. © Ecos

Prêter une partie de son terrain à un jardinier amateur ? Annie Rouaud, 69 ans, a franchi le pas en lisant l’annonce d’Ecos dans le journal de quartier : « Avec mes problèmes de santé, ça devenait trop dur d’entretenir seule le potager que mon mari avait planté de son vivant ». Installée depuis 46 ans dans le quartier Pilotière Pin-Sec, Annie a pris contact avec l’association en 2018 : « Ils mettent en relation des jardiniers amateurs qui cherchent une parcelle à cultiver avec des gens, comme moi, qui ont un bout de jardin à partager », explique-t-elle.  

L’association lui a d’abord permis de rencontrer Olivier, nouvel arrivant à Nantes. Ce dernier ayant dû déménager, Annie ouvre désormais son potager à Florent. Depuis un an, ce jeune aide-soignant vient gratter la terre selon la météo et ses disponibilités. « Il a accès au jardin et aux outils comme si c’était un de mes enfants, sourit Annie. On partage nos connaissances, il m’apprend de nouvelles techniques respectueuses de la nature, on s’amuse beaucoup ensemble. C’est aussi une présence rassurante qui m’aide à pouvoir rester chez moi. »

Des relations de confiance

Avant de se lancer, Ecos prend le temps d’accompagner chaque binôme. « Pour que les relations puissent se construire dans la confiance, c’est important de définir les besoins et les attentes de chacun dès le départ », précise Nora Hallopé, chargée du projet Boutur’âges au sein de l’association. En échange du prêt de jardin, le jardinier s’engage à rendre de petits services au propriétaire : partage de la récolte, taille de haie, tonte de pelouse, etc. Il profite également gratuitement des cours de jardinage et animations de l’association : troc-plantes, commandes groupées de paille et compost, visites de jardins pour favoriser les échanges de savoirs…

Depuis le lancement de l’opération en 2012, Ecos a constitué près de 40 binômes qui cultivent bien plus que des légumes. « Des amitiés sont nées, se réjouit Nora. Boutur'âges n’est qu’un prétexte pour créer du lien.» Un moyen aussi de permettre à davantage d’habitants de gratter la terre. « De plus en plus de citadins cherchent une parcelle cultivable, observe la jeune femme. Nous avons une quarantaine de jardiniers bénévole en attente. » Pour répondre à la demande, l’association est en quête de propriétaires âgés, isolés, dont la venue fréquente d’un jardinier serait une aide, aussi bien pour l’entretien du jardin, qu’un contact rassurant. « Il faut oser, encourage Annie. Il n’y a que du positif ! Grâce à ce projet, j’ai fait plein de rencontres et semé de nouveaux liens. »

Pratique

Pour en savoir plus, contacter l’association Ecos : Tél. 02 53 78 22 38, jardins@ecosnantes.org, www.ecosnantes.org  

À qui s’adresse Boutur’âges ? Quelles conditions pour participer ? Toutes les réponses à vos questions.