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[En images] Le tablier du Pont Anne-de-Bretagne attire des milliers de curieux
Publié le 26 mars. 2026
Dernière mise à jour 26 mars. 2026
Après son voyage maritime et sa remontée de la Loire, particulièrement suivie, la charpente métallique du pont Anne-de-Bretagne a rejoint sa destination finale. Plus de 3000 personnes ont assisté à sa pose, une opération à la fois technique et impressionnante.
Le voyage est terminé. La charpente métallique s’est posée sur les piles du futur pont Anne-de-Bretagne ce mercredi 25 mars, à la faveur de la marée descendante et des 50 compagnons mobilisés sur l’opération. La veille, près de 3000 curieux et curieuses ont afflué sur les quais de la Loire pour observer ce spectacle technique.
« C’est un événement exceptionnel qui pousse les gens à s’arrêter, à prendre le pont en photo. Certains sont même descendus du tram exprès »
note Thomas Quéro, adjoint délégué aux projets urbains.
« Une véritable prouesse technique »
Les opérations ont commencé dans la matinée avec l’approche de la barge, avant que les lamaneurs entrent en scène pour l’arrimer aux berges, toujours sous les yeux ébahis de nombreux promeneurs. « Il y a 8 points d’ancrage, ensuite les bateaux pousseurs avec les pilotes de Loire aux commandes permettent d’ajuster les forces liées au vent et aux courants » explique Luc-Géry Helle, directeur régional de GTM Ouest, chargé de la transformation du pont.
« C’est une véritable prouesse technique »
estime Serge, qui a participé en 1990 à la pose du tablier du pont de Cheviré. « Je suis venu exprès du Morbihan pour voir la charpente dont je suis le voyage depuis le début »
. Particulièrement scrutée, l’étape du quart de tour sur la barge a tenu en haleine pendant une vingtaine de minutes des centaines de personnes, entre le quai de la Fosse et le parc des chantiers.
« C’est osé »
La dernière manœuvre, celle de la pose sur les piles, a commencé le lendemain aux aurores. Quelques lève-tôt ont fait le déplacement. Mais l’opération, qui consistait à positionner délicatement la charpente sur les piles à la faveur de la marée descendante, est par essence très lente. Au fil des heures, les curieuses et curieux ont afflué.
« Je suis venu hier et je reviens aujourd’hui pour suivre l’avancée. Ça fait partie des grands projets novateurs pour Nantes. Ça va apporter beaucoup au quartier et à la ville »
commente Pascal. « C’est osé de faire d’un pont autre chose qu’un simple pont : un jardin, une promenade, de grandes bandes cyclables,
renchérit son amie Frédérique. Ça va avec l'évolution des déplacements, et de la société de manière générale.
»
Quelles sont les prochaines étapes du chantier ?
Après quelques réglages dans les jours suivants la pose pour ajuster la position du tablier, les éléments provisoires de la structure seront, d’ici quelques semaines progressivement démontés : haubans, mâts et structures de fixation. Quelque 1000 tonnes de matériel qui pourront être réutilisées sur d'autres chantiers. « Une très grande étape s’achève. On va revenir à un chantier plus traditionnel »
révèle Luc-Géry Helle. Dans les prochaines semaines, les équipes de GTM Ouest procéderont à l'installation de 340 prédalles de béton armé. Fabriquées sur le chantier nantais entre décembre 2025 et fin février, ce plancher sera ensuite recouvert d’un revêtement en béton. Débuteront alors les travaux d’aménagement, avant de s’attaquer à l’abaissement de la partie préexistante du pont afin que l’ensemble ne forme plus qu’un.