5 façons d’agir pour la biodiversité à votre échelle

Publié le 03 juin. 2026

Dernière mise à jour 03 juin. 2026

Autour de nous, les oiseaux, les insectes, les mammifères déclinent. La bonne nouvelle, c’est que même des gestes simples peuvent contribuer à inverser la tendance. Pour sauver les espèces menacées, inutile d’attendre la prochaine COP biodiversité ! Voici 5 exemples de ce que chacun peut faire à son niveau.

  • Un tronc d'arbres laissé au sol peut servir de gîte à de nombreuses espèces. © Romain Boulanger

1. Lever le nez avec l’Observatoire de la biodiversité métropolitaine

Pour contribuer à sauver la biodiversité, il faut souvent commencer par l'observer ! Nantes Métropole a lancé un portail numérique qui permet de tout savoir sur plus de 4300 espèces remarquables ou ordinaires présentes à Nantes et dans les 24 communes de la métropole : aire de répartition, famille, type d’habitat, niveaux de menace, etc. Agrémenté de photos, graphiques et cartes pour localiser les espèces, ce site très facile d’accès aide à mieux comprendre les enjeux de biodiversité près de chez soi. Vous pouvez même contribuer à enrichir les connaissances sur la faune et la flore locales en enregistrant vos propres observations. Plus de 2600 observateurs bénévoles alimentent déjà la plateforme.

2. Rejoindre un programme de science participative

La biodiversité n’est pas réservée aux spécialistes. Au contraire. Pour aider les scientifiques à améliorer les connaissances sur les écosystèmes et les espèces qui nous entourent, Nantes Métropole proposent des inventaires et des programmes de science participative avec les associations naturalistes et le Muséum. En juin-juillet, vous pouvez participer au comptage des hirondelles et des martinets noirs dans 10 quartiers de Nantes. Pour quoi faire ? Localiser leurs nids permettra de préserver les sites de prédilection de ces espèces en déclin, lors de travaux de rénovation de bâtiments où elles nichent par exemple. Un autre inventaire participatif en cours invite à repérer l’alyte accoucheur, un petit crapaud qui vit dans les mares et les jointures des vieux murs, présent à Nantes et à Sainte-Luce-sur-Loire. 

3. Accueillir la nature dans son jardin 

Taille, alternative aux pesticides, pose de nichoirs ou création de petits habitats ; la direction Nature et jardins de Nantes Ville & Métropole édite depuis 2025 un guide « Coup de pousse à la nature » qui fourmille de conseils de pros, accessibles à chacun, pour faire venir hérissons, oiseaux ou même orties dans votre jardin. Si vous habitez en appartement, vous pouvez aussi agir. Par exemple en créant ou en rejoignant un jardin partagé : c’est un habitat idéal pour les insectes pollinisateurs et les espèces souterraines, même en pleine ville. Sans oublier que les jardins partagés améliorent la qualité de l'air et constituent des îlots de fraîcheur en été.

4. Fleurir ou végétaliser sa rue

Chaque année à l’automne, avec l’opération Ma rue en fleurs la Métropole distribue des sachets de graines à semer devant chez soi. Les fleurs égayent la rue et attirent les abeilles, indispensables à la pollinisation, et de nombreux insectes qui nourrissent les nichées d’oiseaux. Dans le même esprit, à Nantes, un collectif de riverains peut à tout moment solliciter le dispositif Ma rue est un jardin pour débitumer un trottoir devant chez eux et le végétaliser.

5. Garder ses distances avec les animaux

Pour préserver la biodiversité et les cycles de vie des animaux sauvages, il faut limiter nos interactions avec eux. Pour protéger les espèces nocturnes, il est par exemple conseillé d’éteindre les lumières extérieures quand elles ne sont pas nécessaires et de les orienter vers le sol. Ne touchez pas les bébés animaux, car leur mère est souvent tout près, elle risque de les abandonner. Autre conseil : ne nourrissez pas les animaux sauvages. Cela peut perturber leurs habitudes naturelles et provoquer un déséquilibre : augmentation excessive de leur population favorisant la propagation de maladies. Cette pratique est d’ailleurs interdite (450 euros d’amende). Seule exception : l’hiver, quand le froid se prolonge, entre mi-novembre et fin mars, vous pouvez installer des mangeoires pour les oiseaux, en hauteur pour les protéger des chats.

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