2021-09-29T10:58:58Z https://metropole.nantes.fr/files/images/urbanisme-espace-public/projets-urbains/Doulon-Gohards/Doulon-Gohards-675.jpg
Doulon-Gohards : habiter la ville fertile

Grands projets

Doulon-Gohards : habiter la ville fertile

C’est à l’est de Nantes, sur un territoire historiquement maraîcher et cheminot, que s’invente un quartier singulier, avec une vocation à la fois urbaine et agricole. Son aménagement a démarré en 2020 avec la création de trois fermes urbaines et le lancement des travaux d’une nouvelle école.

Doulon-Gohards est un grand projet d’aménagement, à la fois urbain et agricole, qui s’appuie sur l’histoire et la géographie des lieux.

Les enjeux ? Proposer une nouvelle manière de vivre la ville - la ville du ¼ d’heure – où les temps de déplacement sont réduits pour accéder aux commerces, aux services, aux loisirs. Construire une ville vivante, populaire et agréable, qui s’adapte aux objectifs de la transition écologique.

Avec Doulon-Gohards, la Métropole aménage ainsi un quartier qui allie logement pour tous et qualité de vie au quotidien en révélant les atouts du site.

Le futur quartier verra se construire 150 à 200 logements par an, avec 25 % de logement social, 30 % de logement abordable et 45 % en logement libre, répartis sur cinq secteurs : Vallon des Gohards, Louëtrie-Papotière, Bois des Anses, Saint-Médard et Petites Rues, Territoires de l’eau.

Avec le confortement du bourg de Doulon, la proximité des commerces et des services, la construction de nouveaux équipements publics, telle qu’une école, l’aménagement de cheminements favorables au vélo et à la marche à pied, devront répondre aux aspirations des habitants d’aujourd’hui et de demain.

Avec 100 hectares d’espaces naturels protégés sur 180 hectares de projet, la nature en ville constitue l’une des forces de Doulon-Gohards. Le futur quartier s’inscrira dans un environnement préservé et permettra son développement. Il s’insère dans la branche Est de l’étoile verte nantaise, un corridor de biodiversité qui accueillera parcs et jardins partagés, prairies humides et boisements, que pourront s’approprier les Nantais et les futurs résidents.

La nature en ville, c’est aussi l’agriculture qui participe à construire la ville fertile. Témoins de son passé maraîcher, cinq fermes historiques sont remises en production. C’est à la fois une opportunité pour permettre le retour de l’agriculture urbaine, mais également un vrai choix, celui d’une agriculture de pleine terre favorisant l’alimentation locale et durable. Ces nouvelles pratiques contribuent au Projet Alimentaire Territorial porté par la Métropole.

Un territoire de 180 hectares

Doulon-Gohards, c’est un territoire de 180 hectares, compris entre le bourg du Vieux-Doulon, la route de Sainte-Luce, le ruisseau des Gohards et les voies ferrées. Pour pouvoir aménager ce futur quartier, Nantes Métropole a créé, en 2016, une zone d’aménagement concerté. Objectif ? Restaurer ce site partiellement en friche, en s’appuyant sur son histoire de bourg rural de bords de Loire et son identité forgée par la présence des maraîchers et des cheminots.

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L'un des signes particuliers du projet Doulon-Gohards est sans conteste sa vocation, à la fois urbaine et agricole. À proximité de la Loire, ce berceau du maraîchage nantais va renouer avec sa fonction initiale pour prouver qu'en ville, il est possible de cultiver bio et d'en vivre, tout en créant une dynamique sociale dans le quartier.

Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole

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Cinq fragments pour un territoire

Le territoire du projet est divisé en cinq secteurs, ou fragments, auxquels s’ajoute le bourg du Vieux Doulon, cœur historique du quartier. Chaque secteur proposera des modes d’habiter différents dans le respect du paysage et du voisinage. Outre la création de logements, sont également prévus la construction d’équipements publics et le renforcement des commerces et services de proximité.  Chaque secteur fera l’objet de dialogue avec les habitants, à l’image du Vallon des Gohards.

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Vallon des Gohards
380 logements
De la maison individuelle groupée au logement collectif, des formes urbaines diversifiées à proximité du ruisseau.

Louëtrie-Papotière
300 logements
La position centrale du secteur invite à développer des équipements publics comme une école, un centre de loisirs, un gymnase…

Bois des Anses
700 logements
Un secteur aux ambiances diverses avec une façade active sur l’axe de la ligne C7 et des logements aux abords de la vallée de l’Aubinière.

Bourg du Vieux Doulon
100 logements
Un cœur actif et convivial avec une offre commerciale renforcée.

Saint-Médard et Petites Rues
400 logements
Un secteur proche du bourg qui permet le développement d’activités artisanales et agricoles.

Territoires de l’eau
700 logements
Un secteur inscrit dans le futur parc ligérien aux zones humides restaurées et mises en valeur.

Le quartier s’aménagera progressivement, sur une quinzaine d’années. Le projet prévoit 150 à 200 nouvelles habitations par an (25 % de logements sociaux, 30 % en accession à prix abordable et 45 % à prix libre), des commerces, services et équipements publics de proximité. C’est l’équipe d’urbanistes-paysagistes In Situ Architecture, Culture(S) & Ville / Bruel-Delmar / Sit&A qui a été choisie par Nantes Métropole pour concevoir le projet urbain. La première phase d’aménagement, programmée entre 2019 et 2025, va concerner trois secteurs : le Vallon des Gohards nord, proche du ruisseau, Louëtrie/Papotière et Saint-Médard.

Anne-Sylvie Bruel, paysagiste, et Pierrick Beillevaire, architecte-urbaniste
Anne-Sylvie Bruel, paysagiste, et Pierrick Beillevaire, architecte-urbaniste

« Comme l’a révélé la concertation avec les habitants, ce quartier est pluriel », explique Pierrick Beillevaire, architecte-urbaniste de la Zac. « On ne vivra donc pas de la même manière suivant que l’on habite sur le secteur de la Saint-Médard, le Vallon des Gohards, les Bois des Anses, les terres de l’eau ou le bourg du Vieux-Doulon. » Pour chacun de ces cinq « fragments », l’urbaniste souhaite développer une manière d’habiter singulière, adaptée au paysage et à la topographie.

Le projet Doulon-Gohards s’inscrit dans une logique de proximité qui laisse une plus grande place aux modes actifs, comme la marche à pied et le vélo, et réduit la place de la voiture. C’est le cas pour l’aménagement du fragment Vallon des Gohards ou de la rue de la Papotière par exemple. Pour vivre bien, les temps de déplacement doivent être réduits pour accéder aux commerces, aux services en toute sécurité, à pied ou à vélo, et se passer de sa voiture.

Thomas Quéro, adjoint au maire en charge de la forme de la ville, de l’urbanisme durable et des projets urbains

Vallon des Gohards : premiers programmes en 2022

Le Vallon des Gohards sera le premier secteur à entrer en construction en 2022. Sur ce secteur boisé, en relation intime avec le ruisseau, 380 logements de hauteurs et de formes variées seront construits le long de venelles et cheminements ou s’insèreront au cœur des jardins et vergers. Ossatures bois, constructions sur pilotis, maisons nichées dans les bois… « Nous demanderons aux architectes d’être inventifs ! », insiste Pierrick BeIllevaire, urbaniste du projet, qui défend « une nouvelle façon de fabriquer la ville, nature et fertile ». Singularité : les nouveaux logements seront implantés dans des îlots sans voitures. Le stationnement sera regroupé dans des silos de faible hauteur auxquels seront adossées des petites constructions dédiées à des services partagés : conciergerie, atelier de réparation, salle commune…

A proximité, le ruisseau des Gohards, aujourd’hui en partie masqué, verra sur ses rives l’aménagement d’un parc qui assurera à terme le lien avec l’écoquartier Bottière-Chénaie jusqu’au ruisseau de l’Aubinière. Sur près d’1 km, ce lieu de détente sera aménagé par étapes, pour offrir différentes ambiances : plaine de sport, parc urbain, prairie, bois…

Comme pour chaque fragment, un atelier citoyen a participé à la conception du Vallon des Gohards (forme architecturale, services, espaces publics), ainsi qu’à la phase de consultation des équipes de maîtrise d’œuvre (architectes et paysagistes). Une marque de fabrique du projet Doulon-Gohards.

Un jury, composé notamment de deux membres du panel citoyen, a retenu la proposition de l’équipe de maîtrise d’œuvre ADI / CIF et celle de l’équipe d’architectes JBA Guinée Potin Bauchet pour le caractère de sa proposition en harmonie avec la nature.

La future école de Doulon-Gohards. © Epicura
La future école de Doulon-Gohards. © Epicura

Première pierre du quartier : une école bas carbone

Mi-2020 a vu le lancement du premier chantier de construction : celui d’une nouvelle école qui facilitera l’arrivée des familles sur le quartier. Situé le long de la rue de la Papotière, face à l’institut Moissons Nouvelles, ce groupe scolaire de 6 classes maternelles et de 10 classes élémentaires (15,4 M€) accueillera également un accueil de loisirs et une unité d’enseignement de l’association Adapei destinée aux enfants en situation de handicap, ainsi qu’une salle polyvalente ouverte aux associations du quartier en dehors du temps scolaire. Pour répondre aux enjeux climatiques, les bâtiments, dotés de panneaux solaires et de toits végétalisés, seront à énergie positive et bas carbone. Juste à côté, un square sera aménagé, conçu en concertation avec les enfants de l’école Jean-Macé et les parents.

La future école de Doulon-Gohards © Epicura
La future école de Doulon-Gohards © Epicura

Doulon-Gohards, un quartier apaisé

Des espaces publics apaisés accueilleront tous les modes de transport, avec des cheminements sécurisés dédiés aux cyclistes et aux piétons.

Le réaménagement de la rue de la Papotière démarre en 2022. Objectif : accompagner l’arrivée des habitants et des écoliers avec une circulation plus sûre et plus apaisée. Soumise à un trafic important, cette colonne vertébrale du quartier dessert le cœur de bourg et ses commerces, l’école et les fermes Saint-Médard, Louëtrie, Bertho et Bois des Anses. Elle sera bordée de pistes cyclables et de trottoirs confortables entre la place du Vieux-Doulon et la route de Sainte-Luce. « Dans sa partie faubourg agricole, la rue conservera son caractère rural, avec ses fossés, ses réservoirs et ses vieux murs en pierre qui marquent l’histoire agricole du Vieux-Doulon », précise Anne-Sylvie Bruel, paysagiste du projet. Les travaux offrent également l’occasion d’enfouir les lignes à haute tension qui traversent le quartier.

La Grande Traversée sud
La Grande Traversée sud
Dans sa partie « coeur de bourg », la rue de la Papotière permet une meilleure cohabitation des piétons, cyclistes et automobilistes.
Dans sa partie « coeur de bourg », la rue de la Papotière permet une meilleure cohabitation des piétons, cyclistes et automobilistes.

Une voie verte cyclable, la Grande Traversée prolongera la voie cyclable le long du périphérique, raccordant la rue des Vesprées et le Vallon des Gohards à la future école. Dans son parcours vers le sud, elle rejoindra à terme la Prairie de Mauves et le circuit de la Loire à Vélo.

La notion de « circulation apaisée » s’imposera jusque dans les différents fragments, irrigués par des ruelles, des cheminements doux et des petites places. Le stationnement sera regroupé en marge des îlots.

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Profiter de la nature en ville

Avec 100 hectares – plus de la moitié du site - classés en zones naturelles ou inondables, piétons et cyclistes profiteront de vastes espaces de nature grâce aux aménagements prévus.

Le projet Doulon-Gohards s’inscrit dans l’étoile verte nantaise, du parc du Grand Blottereau au parc de la Verdure à Sainte-Luce sur Loire, et de l’Erdre à la Loire via le parc de Bottière-Chénaie et le cordon boisé de Bottière-Pin Sec. Au fil du parcours, elle révèle le grand paysage et valorise les milieux naturels, comme les prairies humides et les boisements.

L’eau est un marqueur fort du territoire de Doulon-Gohards par la présence des ruisseaux de l’Aubinière et des Gohards, mais aussi par l’inondabilité liée à la Loire dans sa partie sud. L’eau ici est aussi une ressource. Le ruisseau des Gohards et la collecte des eaux de pluie tisseront un parcours, support de biodiversité.

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L’agriculture urbaine, un pilier du projet Doulon-Gohards

Saint-Médard, la Louëtrie, Bois des Anses, Bertho, la Rivière : cinq fermes, situées entre le Vieux-Doulon et le périphérique, ont cessé leur production il y a plusieurs années. Personne n’aurait imaginé les voir renaître… Et pourtant ! La remise en activité de ces exploitations agricoles à l’abandon constitue l’un des piliers du projet Doulon-Gohards avec un vrai projet d’agriculture urbaine.

Les fermes de Doulon
Les fermes de Doulon

15 hectares au service d’une agriculture biologique

15 hectares au total sont réservés pour développer une agriculture biologique peu mécanisée, les circuits courts et la vente directe. « Cela a du sens à un moment où l’alimentation saine, locale, est devenue une vraie préoccupation citoyenne », estime Thomas Quéro, adjoint en charge de l’urbanisme durable et des projets urbains. « Ce projet, qui renoue avec l’histoire du quartier, a une dimension à la fois économique avec l’objectif d’avoir des exploitations viables sur le long terme, et écologique, avec un projet qui valorise les circuits courts, au plus près des habitants. »

Depuis 2018, à la demande de Nantes Métropole Aménagement, c’est tout un écosystème agricole qui s’est mis en place autour du projet. La SCIC Nord Nantes a assuré la préparation des sols des anciennes terres maraîchères désormais converties en bio ; la Coopérative d’installation en agriculture paysanne (CAP44) a accueilli les porteurs de projets, animé des ateliers professionnels et sécurisé les installations. Les corps de fermes ont été redessinés par l’équipe d’architecture Claas / SCE / Ecotropy afin de transformer les vieux bâtiments en outils modernes et fonctionnels.

Au printemps 2020, un troupeau de vaches nantaises a pris ses quartiers sur les 10 ha de Bellevue, remis en prairie depuis 2018. Le projet L’étable nantaise, engagé pour le déploiement d’une micro-filière d’avenir, pourrait s'ancrer sur le hameau du Bois des Anses.

© Nautilus Jean-Dominique Billaud
© Nautilus Jean-Dominique Billaud
© Nautilus Jean-Dominique Billaud
© Nautilus Jean-Dominique Billaud

Trois fermes remises en activité

En 2021-2022, trois fermes sont remises en activité.

La ferme de la Louëtrie accueillera deux exploitations. Gérald Cartaud produira des micro-pousses de salade, radis, tournesol et sarrazin. Simon Prévost et Clément Amour vont s’installer comme maraîchers bio. Ils assureront également la gestion des espaces naturels environnants et des activités pédagogiques.

Laura Guillemot prend la tête de la ferme du Bois des Anses. Son activité s’appuiera à la fois sur la production de légumes, de fruits, dont une partie en cueillette libre, de plantes aromatiques en plants et en bouquets, et sur la transformation cosmétique.

A partir de 2022, Martin Lucas occupera la ferme de la Saint-Médard avec une activité de maraîchage bio et de petite transformation.

Simon Prevost, Clément Amour, Gérald Cartaud, Martin Lucas et Laura Guillemot
Simon Prevost, Clément Amour, Gérald Cartaud, Martin Lucas et Laura Guillemot

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