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Actualités Publié le 10 décembre 2021

4 projets solidaires financés par le fonds de soutien 1 % métropolitain

Hébergements et logements temporaires, terrains pour les mobile-homes… les communes travaillent ensemble pour trouver des solutions pour les personnes migrantes et les sans-abris.

 

Un jeune migrant hébergé à Orvault (©Rodolphe Delaroque)
Un jeune migrant hébergé à Orvault (©Rodolphe Delaroque)

« Le mal logement est un problème qui touche toutes les grandes villes de France. Environ 3 500 personnes appellent le 115 au moins une fois chaque hiver et on estime entre 10 000 et 15 000 les personnes n’ayant pas accès à un logement décent dans la métropole », analyse François Prochasson vice-président de Nantes Métropole au droit au logement et logement social. Déjà mobilisée pour trouver des solutions, la Métropole a monté un fonds de soutien pour lutter contre le sans-abrisme. 1 % du budget métropolitain, soit environ 10 M€ par an dans ce mandat, sera donc investi pour permettre de financer des projets de mises à l’abri portées par les communes. « C’est la première fois qu’une métropole s’engage dans ce champ de compétence. L’idée est de mutualiser les moyens et de travailler ensemble, avec les différentes communes, pour faire émerger de nouvelles solutions » précise François Prochasson.

Voté en avril, le fonds est désormais opérationnel et trois communes ont fait appel à lui pour financer quatre projets solidaires, votés au Conseil métropolitain du 10 décembre 2021 :

1. Bouguenais : un terrain pour l’accueil des migrants d’Europe de l’Est
Pour résorber le phénomène de bidonville, la ville de Bouguenais souhaite développer un terrain d’insertion temporaire pour accueillir les migrants d’Europe de l’Est. En attendant de terminer la préparation de ce dispositif, elle va créer un terrain d’insertion «sas ». Il sera composé de 19 mobile-homes et permettra d’accueillir 22 familles. 40 adultes et 29 enfants pourront ainsi être mis à l’abri. Il sera ensuite réaménagé en terrain d'insertion.
Coût du projet : 387 823 €. La métropole participe à hauteur de 177 743 €, un montant auquel s’ajouteront 73 573 € de la part Fonds métropolitain.

2. Nantes : un hébergement temporaire pour les jeunes migrants, à Orvault.
Depuis le 24 août dernier et jusqu’à la fin du mois de décembre, 28 jeunes migrants sont accueillis dans des locaux de bureaux inoccupés à Orvault, près du Cardo. Cinq associations (Une famille un toit, les Eaux Vives, Médecins du Monde, Egide Solidarité, Aurore) leurs proposent un accompagnement social, une aide à la scolarisation, la gestion locative et la restauration. Les jeunes seront réorientés au 31 décembre vers d’autres dispositifs.
Coût du projet : 158 910 € pour la Ville de Nantes qui bénéfeciera d'une aide de 135 074€ de la part du Fonds métropolitain.

3. Rezé : des logements temporaires pour les familles migrantes d’Europe de l’Est.
Depuis 2017, Rezé développe des terrains d’insertion temporaires qui ont permis d’accueillir une quarantaine de familles. Grâce à cette solution, les 2/3 des ménages accueillis ont pu ensuite accéder à un logement. Pour consolider cette intégration, la Ville de Rezé renforce son action et souhaite mettre à disposition des logements temporaires (du T2 au T5) pour d’autres familles d’Europe de l’Est. 3 sont opérationnels, 6 sont encore en travaux.  
Coût du projet : 353 000€. La ville de Rezé bénéficiera du Fonds de soutien à hauteur de 80 000€.

4. Rezé : des hébergements d’insertion pour les jeunes migrants et les demandeurs d’asile
Depuis 2019, la ville de Rezé accompagne 20 jeunes mineurs non accompagnés en mettant à disposition 4 logements à vocation d’hébergement temporaires. Ils y vivent en co-location ou en co-chambrée et sont accompagnés par les associations Une famille toit et Les Forges. Initialement destiné aux jeunes migrants, ce projet s’est élargi aux demandeurs d’asile en attente d’une place en centre d’accueil de demandeur d’asile (CADA). L’objectif est d’orienter les personnes accueillies vers des dispositifs dédiés une fois que leur situation administrative sera stabilisée.
Coût du projet : 205 000€. 100 000€ seront versés par le Fonds métropolitain.

Ce fonds de lutte contre le sans-abrisme s’ajoute à différentes actions déjà engagées depuis plusieurs années par la Métropole : le fonds de solidarité logement (qui permet d’aider les personnes précaires à se maintenir dans leur logement), les projets IGLOO, la MOUS (Maîtrise d’oeuvre urbaine et sociale), la coordination des différents acteurs du territoire (CCAS, associations, bailleurs). Ces dispositifs s’inscrivent dans la démarche nationale du logement d’abord, qui favorise l’insertion des personnes à la rue.