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Actualités Publié le 24 août 2021

30 jeunes migrants mis à l'abri à Orvault

Mardi 24 août, ces jeunes non accompagnés et en situation de recours pour faire reconnaître leur minorité, sont accueillis dans des locaux inoccupés au Cardo. Cette action est rendue possible par la mobilisation des collectivités et d’associations.

Des kits d’hygiène seront à disposition des jeunes dès leur arrivée dans les locaux.
Des kits d’hygiène seront à disposition des jeunes dès leur arrivée dans les locaux.

Trente jeunes migrants non accompagnés vont être mis à l’abri, dès ce mardi 24 août, dans des locaux inoccupés prêtés par la société Bati-Nantes à Orvault. Cette solution temporaire, qui court jusqu’au 31 décembre 2021, a été rendue possible grâce à la mobilisation rapide des associations et à l’engagement des collectivités. Médecins du Monde, Une Famille, Un Toit, Les Eaux Vives, Égide Solidarité, Aurore, les Villes d’Orvault et de Nantes et Nantes Métropole, via son Fonds de lutte contre le sans-abrisme, ont ainsi décidé d’agir devant la situation de grande vulnérabilité dans laquelle se trouvent ces jeunes. 

« Les laisser à la rue, c’est les mettre en danger »

Pour la plupart scolarisés et en situation de recours pour faire reconnaître leur minorité, ils sont originaires d’Afrique de l’ouest, du Bangladesh ou encore d’Algérie. « À l’issue de ce recours qui dure en moyenne 8 à 9 mois, les jeunes reconnus mineurs seront pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, explique Mathieu Quinette, coordinateur à Médecins du monde. Mais en attendant, ils sont en situation d’extrême précarité puisqu’ils n’ont pas accès aux structures d’hébergement, aux soins ou encore à la scolarité. »

« Les laisser à la rue, c’est les mettre en danger. Ne pas les protéger, c’est les envoyer tout droit vers la délinquance », témoigne Christine Bernazeau, présidente-fondatrice d’Égide solidarité. L’association, qui suit déjà 13 des 30 jeunes accueillis, intervient pour les aider dans leur scolarité, notamment dans des établissements privés. « Cela leur permet d’acquérir un diplôme et donc de s’intégrer rapidement. C’est un élément décisif dans un dossier pour obtenir un titre de séjour. Et depuis 2015, année de notre création, tous les mineurs que l’on a suivi sont arrivés à obtenir un CAP ou un baccalauréat », se félicite la présidente de l’association qui compte aujourd’hui une vingtaine de bénévoles.