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Actualités Publié le 18 février 2021

Singa : un incubateur de projets pour changer le regard sur les migrations

L’association Singa met en relation des personnes réfugiées nouvellement arrivées à Nantes et des « locaux » pour favoriser le vivre-ensemble. Elle propose également un parcours entrepreneurial innovant.

Accompagnée par l’association Adie, Singa Nantes propose de se familiariser avec l’entrepreneuriat (crédit : Singa Nantes)
Accompagnée par l’association Adie, Singa Nantes propose de se familiariser avec l’entrepreneuriat (crédit : Singa Nantes)

« Singa » signifie lien en lingala, une langue parlée en République démocratique du Congo. Fondé en 2012, ce mouvement citoyen international est implanté à Nantes depuis deux ans. L’association construit des ponts entre les habitants et les étrangers, majoritairement des réfugiés, nouvellement arrivés sur le territoire. « Nous proposons des ateliers citoyens pour peindre ensemble ou jouer à des jeux de société, précise Léopold, mobilisateur de communauté. La crise sanitaire complique l’organisation de ces rendez-vous mais notre programme « Allo Mondo » marche très bien. Cette plateforme francophone, anglophone et arabophone met en relation deux personnes autour d’une passion commune. Par exemple, le football ! » En 2020, 280 personnes ont participé aux activités proposées par Singa Nantes et 42 binômes ont été formés.

Lever les freins à la création d’entreprise

En parallèle, l’association propose un parcours entrepreneurial soutenu, notamment, par Nantes Métropole. « Des entrepreneurs, réfugiés et locaux, avancent ensemble dans la construction de leur projet avec un objectif commun : changer le regard sur les migrations », souligne Pauline Bian-Gazeau qui pilote le programme. Les freins à la création d’entreprise sont nombreux : absence de réseau social, accès au financement compliqué, méconnaissance des étapes de la création d’entreprise, manque de confiance dans la maîtrise du français… « Une personne réfugiée met en moyenne 10 ans à retrouver une activité avec le même niveau de qualification que dans son pays d’origine. Alors qu’elles ont des compétences incroyables, c’est un atout pour le territoire. » 

Le parcours se déroule en trois phases : l’immersion pour se familiariser avec l’entrepreneuriat en France, l’exploration pour définir son projet sur deux mois et enfin, l’incubation pour sécuriser le lancement de son entreprise ou de son association. La première session de l’incubateur se tiendra de mars à septembre. « Nous accompagnons 8 à 10 projets sur six mois avec des ateliers collectifs, un suivi individuel et une mise en réseau. Le parcours est co-construit avec les entrepreneurs. » Ancienne professeure de français en Syrie, Nadia Alsoleman, s’est portée candidate pour développer son association dédiée à l’accompagnement des élèves allophones et de leurs parents. « J’avance déjà dans mon projet avec la communauté Singa. Je ne connaissais pas les démarches pour créer une association, j’ai reçu une formation très complète. C’est aussi une aide précieuse dans la mise en relation avec d’autres acteurs associatifs ! »

À noter

Intéressés par l’incubateur de projets ? L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 21 février 2021.
Plus d’informations : entrepreneuriatnantes@singa.fr  ou www.singafrance.com/entrepreneuriat
Plateforme Allo Mondo : https://allomondo.org   

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