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Publié le 04 mai 2021

Association cherche familles pour adopter étudiants

L’association ENEM propose à des familles nantaises « d’adopter» un étudiant étranger afin de lui faire découvrir le mode de vie à la française en partageant avec lui des moments conviviaux. L’occasion de nouer des liens qui perdurent parfois bien après son départ.

Amarendra Pakalapati, étudiant indien en troisième année  est parrainé par Maïté Péberel, présidente de l’ENEM (crédit photo : Céline Jacq)..
Amarendra Pakalapati, étudiant indien en troisième année est parrainé par Maïté Péberel, présidente de l’ENEM (crédit photo : Céline Jacq).

Créée en 1972, l’ENEM (Échange Nantes Étudiants du Monde), anciennement AFA (Association Accueil Familial des Étudiants Étrangers), a pour présidente une sémillante retraitée à l’accent chantant, Maïté Péberel, qui depuis deux ans s’investit pleinement dans la mission solidaire de l’association qu’elle préside : « Notre objectif principal est de mettre en contact des étudiants internationaux avec des familles pour qu’ils découvrent le mode de vie à la française, et même à la nantaise ! »

À la rentrée 2019/2020, la métropole a ainsi accueilli 62 000 étudiants dont 7 500 avaient franchi des frontières pour s’implanter dans un pays dont ils ignoraient souvent les codes. À en croire Amarendra Pakalapati, étudiant indien en troisième année à l’IMT : « Être intégré dans une famille est une très bonne expérience pour découvrir les différences culturelles, ça facilite l’adaptation ». Pour autant, le lien créé est très flexible, comme le confirme Maïté Péberel : « Les familles accueillent les étudiants sans les héberger à l’occasion d’activités traditionnelles, préparer un repas, faire une balade, jouer. Nous préconisons au minimum une rencontre par mois mais c’est sans obligation, chacun gère à sa façon. »

Bouche à oreille

La mise en relation est assurée par l’association au plus proche des attentes respectives : « nous avons une fiche d’inscription pour les familles et une pour les étudiants, chacun précise ses centres d’intérêt et nous les mettons en rapport sur cette base. Si ça n’accroche pas, aucun souci, nous présentons quelqu’un d’autre ». Quant à la barrière de la langue, elle ne constitue pas un frein : « Nous avons une charte de bon fonctionnement toute simple. Dans celle-ci, les étudiants s’engagent à parler autant que possible en français, ils sont avant tout là pour apprendre », ce que confirme Amarendra qui s’applique à ne pas trop recourir à l’anglais.

Portée par le bouche-à-oreille et soutenue notamment par le Crous, l’ENEM compte aujourd’hui une quarantaine d’étudiants pour seulement une trentaine de familles, le Covid étant passé par là : « Des familles ont continué à accueillir les étudiants en respectant les mesures de distanciation, mais quelques-unes ont préféré arrêter bien que la possibilité de conserver des liens via les outils numériques ait été adoptée par certaines. » Du côté des étudiants, le besoin n’a pourtant jamais été aussi fort, comme l’exprime Amarendra qui suit ses cours en visio et n’a finalement guère l’occasion de sortir de la chambre qu’il occupe en résidence universitaire.

Site de l'ENEM